lundi 15 mai 2017

Le livre du mois#3 : Une année, mon bel imagier

Voici pour l'épisode #3 de la série "le livre du mois", une belle découverte pour les petits (testé et approuvé par Serpolet !)

Je vous présente donc :





par Sophie Adde


Un très beau livre cartonné avec de superbes illustrations naturalistes en peinture. 



Chaque saison est introduite par une double page, suivie de plusieurs fleurs, animaux, aliments qui lui sont liés.

J'aime : l'écriture cursive (cela aurait été parfait sans le déterminant !) et les couleurs harmonieuses. 

Les petits détails #zérodéchet : observez attentivement les supports des peintures !



Format 20x20, ni trop grand, ni trop petit.
Mon seul regret : il est lourd... et donc difficile à manipuler pour des petites mains. Peut-être aurait-il été judicieux de le séparer en quatre saisons ?

mercredi 10 mai 2017

Avril

En avril, ne perds pas le fil de tes idées... ou tu seras débordée 😂

Voici - avec un peu de retard - notre bilan d'avril.

Le plus important, les cinq ans de Pervenche !



Serpolet se passionne pour la pâte à modeler : couper des boudins, découper des formes, malaxer, ... cela l'occupe de longues heures. Vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'il ne parle toujours pas, mais se fait très bien comprendre. Son poste d'observation du jardin est cette petite fenêtre dans l'escalier : il guette les chats !




Pervenche lit de mieux en mieux, à sa grande joie. Nous lisons ensemble des petits livres, je complète les mots qu'elle ne sait pas encore déchiffrer. Elle est motivée de voir qu'elle sait lire "des vrais livres". Elle arrive à la fin des dictées muettes (telles que je les utilise, pas les 50 dictées Lubienska). Prochaine étape, les phonèmes avec les pochettes bleues. 
En calcul, le serpent positif avec change est acquis (il faudrait que je révise le serpent négatif), elle s'est pris de passion pour le tableau de cent (travail de longue haleine, à raison de cinq ou six pièces ajoutées chaque jour). 
L'apprentissage de l'heure est en très bonne voie !



Amaryllis lit désormais avec plaisir, si ce n'est fréquemment (puisque Pervenche ne lit pas encore couramment, elle est plus tentée d'aller jouer aux légos ou dans le jardin avec sa soeur que de prendre son livre... sauf au moment de mettre le couvert ou d'aller se coucher, bizarrement 😏). 
La nouveauté du mois a été l'introduction du dictionnaire (1 mot à chercher par jour) : grand succès ! 
Je lui propose également des jeux de logique tirés de la méthode Lyons, cela lui plaît beaucoup.




Nous avons tous retrouvé avec grand plaisir les longues heures passées dans le jardin, nos semis sont en bonne voie (youpi, DEUX plants de  courgettes ont poussé ! mais je vais me résigner à acheter des plants de tomates cerises, les nôtres sont encore minuscules et risqueraient de fructifier en plein mois de novembre, à ce rythme). Les framboises promettent une récolte généreuse et sont attendues avec impatience !

mardi 9 mai 2017

IEF : contrat et organisation quotidienne

Je conçois l'IEF comme un contrat entre l'enfant et ses parents. Car, si le mode d'instruction est décidé, en dernier recours, par les parents, il me semble difficile de continuer l'IEF avec un enfant qui n'est pas un minimum coopératif...
Cela concerne bien sûr un enfant en âge de comprendre cet engagement et la nécessité de s'instruire, donc vers 4 ou 5 ans.

Donc pour que tout cela se passe bien chez nous, voici la discussion que nous avons eu avec Amaryllis, avec écriture commune d'un contrat, sur le mode de la "résolution de problèmes" inspirée de Jane Nelsen (merci Gwen pour la suggestion !). 

Premier principe philosophique : TOUS les enfants s'instruisent.

Dès le début de la discussion, Amaryllis a remis en cause ce principe... : Non, moi je ne veux pas travailler !!
Ça commençait bien ! Grande respiration et ...

"Que penserais-tu d'une maman ou d'un papa qui ne sait pas lire ? Elle ne pourrait pas raconter d'histoires à ses enfants, ou lire les panneaux pour savoir ou aller sur la route- ... qui ne sait pas compter ? on ne pourrait pas acheter la nourriture au marché"
Et si moi, maman, je ne faisais pas mon travail, qu'est-ce qui se passerait ?
On n'aurait rien à manger, pas d'habits propres, ...Et si papa n'allait pas travailler ?
On n'aurait pas d'argent pour acheter à manger, aller au cours de danse, ...
Si tu arrêtais de manger ?
... je vais mourir de faim.Eh bien, quand tu refuses d'apprendre, c'est ton cerveau qui meurt de faim. C'est essentiel pour grandir. 
Donc tout le monde travaille. Le travail des enfants, c'est de s'instruire pour pouvoir être un bon adulte plus tard.
Et la responsabilité des parents, c'est de veiller à ce que leurs enfants apprennent ce qui est important.


Deuxième étape : le choix de l'IEF.
Amaryllis et Pervenche ont, à ce stade, émis le souhait de continuer l'IEF (ça tombait bien 😁...). 
Amaryllis a commencé par dire qu'elle voulait aller à l'école, mais après discussion, elle s'est avérée qu'elle aimerait voir ses amies plus souvent... donc résolution prise de les inviter régulièrement. 
Dans l'IEF tel que nous le concevons, il y a une partie de formel, d'apprentissages dirigés et décidés par l'adulte (moi !).
Donc : "Amaryllis choisit de travailler avec Maman. Maman sait les choses importantes à apprendre".

Ca, ce sont les devoirs de l'enfant.
Ses droits, mes devoirs en tant que parent instructeur, c'est de leur assurer une instruction compatible avec leur mode de fonctionnement, leurs difficultés, ce qui leur attire, ... De les instruire de façon entièrement personnalisée (et souple, aussi souvent revue que nécessaire). 

Troisième étape : et concrètement ?

Le reste de la discussion était plutôt sur le mode pratique, horaire et organisation du travail.

Voici quelques questions que je lui ai posées :
  • Comment faire pour que le temps d'instruction se passe bien ? 
  • Qu'est-ce qui est important pour toi ?
  • Comment puis-je t'aider à te remettre au travail quand je sens la dissipation arriver ?
  • De quoi as-tu besoin pour être bien installée ? 
Et tant que nous y étions, toute l'organisation de la journée y est passée !



Alors, efficace ?

Le premier jour, Amaryllis a recommencé sa crise : 
"je ne veux pas travailler.
- Mais siiiiiii regarde, on en a parlé, voici ce que nous avions convenu.
- Non. Non !!
.... alors là, je me suis énervée, j'ai pris le contrat, j'ai déchiré et tout mis à la poubelle : "bon, puisque ça ne sert à rien, je jette le papier". 
Amaryllis en a été tellement surprise qu'elle a cessé ses revendications... (et j'ai du ré-écrire le contrat, mot par mot 😆)


Les contrats sont affichés au-dessus de leurs bureaux. Ils ont été lus et relus les premières semaines, un peu moins maintenant (nous nous y référons de temps en temps, Amaryllis ayant l'art de chercher la faille... "Non, je mets mes affaires dans la machine si vous me le demandez ! Regarde-bien, c'est écrit "si A oublie, Maman lui demande de le faire" 👿 )




Les contrats voisinent avec le "contrat IEF quotidien" : la liste des activités à accomplir chaque jour.

Au début de l'année (septembre), Amaryllis pouvait choisir librement l'ordre des étiquettes, après la lecture. 
Petit à petit, la routine quotidienne s'est enrichie (je rajoute une activité par mois... belle progression !!


A ce stade (jusqu'en mars), Amaryllis pouvait choisir entièrement l'ordre des activités, étant entendu que tout devait être terminé à 15h et que la poésie était après la dictée (puisque la dictée lui fait réciter les mots de la poésie appris la veille...) 

En avril, suite à divers conseils et réflexions, nous avons introduit des courtes pauses (10 minutes toutes les demi-heures travaillées). Tout devait être fini à 15h30.... étant entendu que le matin, je suis avec elles dans la salle d'activités, mais que l'après-midi, elles doivent être autonomes (je range la cuisine, prépare le dîner, etc). 

Premier écueil : 
Amaryllis avait tendance à repousser ce qui lui pèse ... voir à commencer par les 3 pauses enchaînées 😅 ... ! Et je me retrouvais souvent avec le travail dirigé à lui faire faire l'après-midi, ce qui m'agaçait un peu...
Il me fallait également caser le temps de travail avec Pervenche.

Voici donc ce à quoi nous avons abouti : 
(étiquette = travail dirigé ; travail minuté = en autonomie)


Amaryllis

Pervenche (étagères marrons = sensoriel Montessori !)
le "calcul" varie : en ce moment, elle doit faire dans la semaine :
le tableau de cent, les chaînes courtes, une addition et une soustraction dans le cahier, le serpent de l'addition
Les fiches des filles sont glissées dans des pochettes plastiques, pour pouvoir être cochées à fur et à mesure. 

J'ai l'impression de revoir l'organisation chaque mois... vais-je arriver à quelque chose de stable ?!
Pour l'instant, j'ai abandonné la narration du matin, nous (elles) n'arrivons pas à commencer suffisamment tôt... 

Objectifs du mois : la réintroduire, et faire également des activités "éveil des sens" (relaxation, jeu de Kim, jeu du goût, etc)

vendredi 28 avril 2017

Pour une éducation chrétienne : le bien et le mal

Réflexion critique au sujet de "l'éducation bienveillante", 
à la lumière de ma vision de l'éducation chrétienne


Après avoir discuté de la question du bonheur, voici maintenant celle de la morale, de l'apprentissage du discernement du Bien et du Mal... et du péché.

Attention, je veux simplement ici partager cette réflexion avec vous... et certainement pas me citer en exemple parfait :-)

Péché, mot peu à la mode, mais qui ne peut être absent d'une éducation chrétienne, non pas pour faire peur ou pour accabler les enfants (et les adultes...) mais pour une liberté vraie.


Il s'agit bien là de condamner les actes et pas les personnes (il n'y a pas de mauvaises personnes, mais il y a des actes mauvais).

On parle souvent de l'âge de raison, on dit parfois que l'enfant avant 6 ou 7 ans n'a pas conscience du Bien et du Mal. Mais sans attendre que l'enfant en ait pleinement conscience, il n'est pas nécessaire d'attendre aussi tard pour parler de cela. Dès 3 ou 4 ans, selon la maturité de chacun, un enfant peut commencer à comprendre, à son niveau, qu'il s'est laissé entraîner... et donc se confesser (les bonnes habitudes se prennent tôt).


1) Un petit enfant peut-il pécher, être attiré par le mal ? 

L'ENV semble dire qu'un enfant écouté, materné, choyé, aimé, sera forcément bon, heureux, épanoui, ... sauf que non, son âme, son cœur, son corps aussi, sont blessés, parce ce que l'on appelle le péché originel.

Un peu de doctrine : qu'est-ce que le péché originel ?
(387) La réalité du péché, et plus particulièrement du péché des origines, ne s’éclaire qu’à la lumière de la Révélation divine. Sans la connaissance qu’elle nous donne de Dieu on ne peut clairement reconnaître le péché, et on est tenté de l’expliquer uniquement comme un défaut de croissance, comme une faiblesse psychologique, une erreur, la conséquence nécessaire d’une structure sociale inadéquate, etc. C’est seulement dans la connaissance du dessein de Dieu sur l’homme que l’on comprend que le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent l’aimer et s’aimer mutuellement.
(c'est moi qui souligne)
Ça vous rappelle quelque chose ? 😄 Un enfant qui agit mal n'est pas seulement un enfant mal écouté / qui cherche à attirer l'attention / ... mais c'est un enfant dont l'âme est blessée, dès la conception, et donc tentée par le mal.

Alors bien sûr, il est illusoire (et faux !) de vouloir séparer le spirituel de l'humain, car le péché prend racine dans nos faiblesses... Mais la faiblesse n'explique pas tout. Le tentateur vient nous séduire par là où nous sommes faibles, mais nous sommes libres de résister, avec la grâce divine.

Dans la littérature "ENV", on lit beaucoup, beaucoup, beaucoup... autour de l'immaturité affective, psychologique, etc des enfants, qui entraînent ces difficultés de comportement, mais jamais (enfin, je n'ai jamais lu cela... indiquez moi si je me trompe !) de nommer le Bien et le Mal.
Un enfant qui se met en colère, c'est un enfant qui n'arrive pas bien à exprimer ce qu'il ressent, mais il est essentiel de dire aussi que c'est mal.

Cela dit, il me semble illusoire et même néfaste d'indiquer à un enfant ses défauts et à l'inciter à les corriger sans essayer d'apaiser en parallèle les blessures et faiblesses psychologiques qui peuvent être des failles par lesquelles ils sont tentés.
C'est là où la discipline positive peut avoir un regard intéressant, pour éclairer la psychologie de l'enfant, donner des conseils de communication efficace, faire en sorte de "parler le langage d'amour" de son enfant, ...




2) Qu'est-ce qui est le Bien ?
(396) Dieu a créé l’homme à son image et l’a constitué dans son amitié. Créature spirituelle, l’homme ne peut vivre cette amitié que sur le mode de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprime la défense faite à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, " car du jour où tu en mangeras, tu mourras " (Gn 2, 17). " L’arbre de la connaissance du bien et du mal " (Gn 2, 17) évoque symboliquement la limite infranchissable que l’homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L’homme dépend du Créateur, il est soumis aux lois de la création et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté.
La faute originelle d'Adam et Eve, c'est d'avoir voulu vivre sans l'Amour divin, de s'être donné à eux-même leur propre loi, sans obéir à son commandement d'amour (c'est le sens de l'arbre de la connaissance du bien et du mal).
Quand on se reconnaît créature, qu'on reconnaît Dieu comme la source de la Vie, on comprend que la liberté n'est pas de pouvoir choisir tout ce que l'on veut, mais de choisir le Bien (si je choisis de manger toute la plaquette de chocolat [de rouler trop vite sur la route, de ...], je n'exerce pas ma liberté, je suis esclave de mes passions).
On dit souvent que "ma liberté s'arrête là où celle des autres commence", c'est vrai, mais c'est partiel. 

Cela entraîne un devoir chrétien d'éducation de la conscience et de la formation du jugement. Par moi-même, je ne peux pas percevoir complètement où sont le Bien et le Mal, c'est Dieu (par l'Eglise) qui m'indique la loi. La bonne intention n'est pas garante d'un acte véritablement Bon. Le relativisme nous guette à tous les tournants de la vie.

Donc ce n'est pas parce que l'enfant "voulait bien faire" qu'il ne faudrait rien corriger de son acte (cf les élucubrations récentes au sujet de l'enseignement nouveau de la grammaire... "Il faud" est justifiable parce qu'on dit "il faudrait").

On parle donc du péché, non pas pour faire peur mais pour faire comprendre qu'une action mauvaise l'est par essence et pas (seulement) parce que l'autre se sent mal après (voler un riche, c'est mal ! ) (même s'il est bien sûr important de montrer les conséquences négatives d'un acte mauvais ! mais même si elles sont cachées ou néfastes à long terme, elles sont toujours présentes).

Conclusion

Oui, c'est vrai, les enfants sont encore en tout début de construction et il ne s'agit pas de les faire culpabiliser, des les accabler de reproches, mais de montrer la faute... et qu'elle peut être effacée par le pardon demandé et reçu.



Une fois le calme revenu, par exemple lors de la prière du soir, on peut proposer à l'enfant de faire un bref examen de conscience : qu'ai-je fait de mal ? ai-je toujours fait le bien que j'aurais pu faire (péché par omission) ? tout en gardant une juste mesure, selon l'âge et la maturité de l'enfant.

Et il est essentiel que l'enfant expérimente la joie du pardon demandé et reçu, envers les autres et envers Dieu.
(petite parabole : quand je fais un péché, je coupe la corde qui me relie à Dieu.  Quand je me confesse et que je suis pardonné, Dieu fait un nœud à la corde : le lien est rétabli... et je suis plus proche de Dieu).

"Heureuse faute qui nous valût un tel Rédempteur" !



Je vous renvoie à l'article complet du Catéchisme de l'Eglise Catholique pour en savoir plus.

jeudi 20 avril 2017

La question du bonheur

Réflexion critique au sujet de "l'éducation bienveillante", 
à la lumière de ma vision de l'éducation chrétienne.



Pour compléter mon article d'hier, suite à vos commentaires toujours enrichissants, voici quelques précisions :

J'écrivais "Au final, le but proposé par l'ENV n'est pas juste : nous éduquons nos enfants pour Dieu, pas seulement pour leur épanouissement humain. Pour des parents chrétiens, le but de l'éducation n'est pas d'être épanoui mais d'être saint. "

Je voudrais donc réfléchir avec vous sur la question du bonheur.

Par cela, je ne veux pas dire qu'il faut ignorer ou nier la souffrance (physique, psychologique), ou ne pas tout faire pour améliorer la situation, 
mais plutôt que "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît." (Matthieu 6 33).

Bien sûr, Dieu nous a créé pour être heureux (et pas seulement au Paradis, mais déjà sur terre).
Dieu nous veut saint, car la sainteté, c'est le Bonheur suprême, celui vers qui toute notre vie doit tendre.

Même si le point de vue séculier distingue bien le plaisir (immédiat, pas forcément bon pour moi) et le bonheur, si beaucoup de vertus sont d'abord humaines avant d'être chrétiennes (la maîtrise de soi, par exemple, cf les philosophes grecs stoïciens ou épicuriens), il me semble que le bonheur (humain) accompagne toujours le bonheur-sainteté... ou plutôt devrait l'accompagner, si le péché originel n'avait pas tout embrouillé.

Et le chemin de sainteté passe, parfois et chacun selon notre appel, par un renoncement à un bonheur humain. Savoir supporter une petite contrariété (ou une grande !!) en silence, sans rien dire ; savoir se priver volontairement du superflu... ou (de façon mesurée) du nécessaire, tout cela me semble absent de l'ENV. 
(tout cela, de façon adaptée à l'âge et à la maturité des enfants ; mais il n'y a pas du tout besoin d'attendre l'âge adulte ou adolescent !)
Par exemple, si je me prive d'un morceau de chocolat, à l'intention de telle personne qui souffre, cela n'augmentera en rien mon bonheur humain (ou si, un peu, par la maîtrise de soi). Mais ce sera un pas vers Dieu (si c'est fait avec justesse).
Si je cherche à être saint, je connaîtrais forcément le bonheur (même sur la terre), tandis que si je cherche à être épanoui / heureux humainement, ... je ne serais pas forcément saint et donc pas pleinement heureux.

L'ENV nous invite à nous questionner : "suis-je capable de donner plus pour autrui ?"
Mais chercher la sainteté nous amène à nous demander : "Comment puis-je faire pour être en mesure de donner plus ?".

Pour en revenir à l'éducation bienveillante, il me semble qu'elle cherche avant tout un "bien vivre ensemble", un épanouissement personnel, qui ne sont absolument pas à rejeter, mais qui, selon moi, ne devraient pas être le but direct de notre éducation. 

mercredi 19 avril 2017

Pour une éducation chrétienne : introduction

Réflexion critique au sujet de "l'éducation bienveillante", 
à la lumière de ma vision de l'éducation chrétienne.

 Avertissements : 
  • Ceci est un article assez théorique et un peu éloignée de l'IEF. 
  • J'écris cela en tant que maman catholique... (je ne le répéterai pas partout dans l'article, mais il est essentiel de l'avoir en tête en le lisant)
  • ...et au terme d'un long chemin (d'éducation de nos enfants et de discussions avec d'autres mamans), donc ma pensée vous paraîtra peut-être un peu abrupte ou difficile à comprendre. C'est un peu "un pavé dans la mare". Je suis bien sûre tout à fait prête à discuter de cela avec vous, tant que la discussion est courtoise... J'ai essayé d'exprimer ma pensée de façon claire et structurée et j'espère être compréhensible ! 
  • J'ai divisé mon exposé en plusieurs parties, dont voici l'introduction.
Vous êtes toujours là ? Alors c'est parti !

Le courant qu'on appelle "éducation bienveillante" (ou éducation non violente, ou éducation positive) est très à la mode en ce moment. Des livres, des blogs, des conférences, rien ne manque à l'appel pour diffuser cette pensée.

Si l'on peut y trouver de très bonnes choses pour nous aider à faire grandir nos enfants et à mieux vivre le quotidien, en tant que maman catholique, je suis très réservée concernant l'aspect philosophique, leur vision globale de l'enfant dans le monde. 

Il me semble que ce courant manque cruellement d'une dimension pourtant essentielle : le spirituel, le rapport à Dieu... C'est une éducation "horizontale" (d'homme à homme) qui n'a pas de composante verticale (transcendance). Pourtant, comment, en tant que catholique, élever nos enfants sans les faire grandir en même temps dans la vie spirituelle ?


Voici les biais que j'y vois. Ils tiennent principalement à la question du Mal.

1) Oubli, négation ou mauvaise compréhension du péché originel.
2) Le vécu de la souffrance offerte, les sacrifices, le "sourire et chanter dans les difficultés", etc n'y sont pas présents... Ce qui est tout de même "ennuyeux" pour les chrétiens qui croient que Jésus est mort sur la Croix pour les sauver !



Au final, le but proposé par l'ENV n'est pas juste : nous éduquons nos enfants pour Dieu, pas pour le bonheur purement humain. Pour des parents chrétiens, le but de l'éducation n'est pas d'être épanoui mais d'être saint. 

EDIT, pour préciser ma dernière phrase au sujet du bonheur : voyez cet article !

(à suivre...)

dimanche 9 avril 2017

Méthode d'écriture de Danièle Dumont : mon retour d'expérience

Voici mon retour d'utilisation sur les livres d'écriture de Danièle Dumont, après quelques semaines de pratique par Amaryllis et Pervenche.

J'y avais déjà pensé, il y a quelques mois, mais sans sauter le pas. C'est l'excellent article détaillé de Marie-Hélène qui m'a décidée !
Amaryllis forme à peu près correctement ses lettres, mais a besoin de s'entraîner. Pervenche commence juste l'écriture à proprement parler et, sans savoir comment le formuler, je n'étais pas très à l'aise avec la progression classique Montessori.


Il existe deux séries de trois cahiers : Maternelle et Primaire.

M-1) Le Maternelle 1 aborde la "gestion de l'espace graphique" (horizontalité, espacement, verticalité, régularité, ...) et la "latéralité" ; la bonne tenue du crayon est aussi travaillé.

cahier "2 en 1", à travailler dans les 2 sens


J'ai feuilleté ce carnet et décidé de ne pas l'utiliser. D'une part, Pervenche me semble avoir acquis ces points là et d'autre part, comme le souligne Marie-Hélène, la méthode Montessori permet très bien ces apprentissages, même d'une autre façon.


Attention, à la fin, un travail sur les lettres scriptes capitales...



M-2) Le deuxième cahier de maternelle travaille "les formes de base" : boucles, étrécies, ...
Pervenche travaille actuellement avec ce cahier, et il correspond tout à fait à son besoin du moment. Nous avons fait la séquence sur les boucles (horizontalité, régularité, alterner grande et petite boucles), en travaillant avec le cahier et également sur des feuilles blanches, le tableau à craies, etc
Le point que je regrette : le cahier s'adresse à des lecteurs tout débutants ; pourquoi alors écrire des mots compliqués tel que "tableau" ou "grimpe" etc ? qui n'apportent rien (à mon avis) à l'écriture proprement dite. 


M-3) Le troisième cahier de maternelle aborde l'écriture des lettres, avec un "grand" interligne de 5mm. Pervenche travaillera avec celui-ci ensuite. 



P-1) Le premier cahier de primaire reprend l'écriture des lettres. Il m'a paru très semblable au M3, en terme d'apprentissages (interligne identique, progression). La présentation est moins ludique. Je ne l'utiliserai pas pour Pervenche (et Amaryllis a déjà dépassé ce stade).



P-2) Le deuxième cahier de primaire s'intitule "Perfectionnement". L'interligne est équivalent à celui des cahiers Seyès. Amaryllis travaille actuellement avec celui-ci. Chaque lettre (ou type de lettres) est travaillé tour à tour. D'abord, deux lignes de la lettre, puis 3 mots-outils, puis 3 mots. Enfin un petit dessin à faire.



P-3) Le troisième cahier de primaire étudie les majuscules (cursives bien sûr). Amaryllis travaillera avec lui après.

Conclusion : je suis vraiment convaincue par les 4 cahiers M2, M3 et P2, P3... et à prix très raisonnable ! (même s'il faut racheter pour chaque enfant - ou photocopier, ou ré-écrire sur un cahier).

vendredi 7 avril 2017

Mars

Le temps court, vole, s'enfuit... et je n'arrive pas à le rattraper !
Voici donc, brièvement, les nouvelles du mois de mars.

poésie bucolique... qui a beaucoup plu à A (écrite par moi, c'est le modèle !)

Serpolet se passionne pour la pâte à modeler, notamment couper des boudins (que je modèle) avec un couteau à beurre. Il commence à trier par couleurs et manie avec habileté la boite à encastrements. Mais son activité préférée reste : vider et remplir la caisse de jeux de société. Notons un intérêt particulier pour les Mille Bornes... 

tri par couleur

Pervenche connaît bien maintenant le vocabulaire des tables de Seguin et a été très contente de commencer le tableau de 100 (je crois que j'aurais pu le présenter plus tôt mais je n'y pensais pas...!). Elle avance bien les dictées muettes.

écriture selon DDumont

Amaryllis s'est remise au travail avec moins de râleries (ouf !), après une bonne discussion et établissement d'un "contrat" (je vous en reparlerai). 
Elle montre un grand intérêt pour la grammaire (fonctions COD, COI, Complément d'Attribution) et nous avons presque terminé l'étude du pluriel des noms. En conjugaison, elle révise le présent du premier groupe avec les dominos d'Elizabeth Nuyts. 


expression écrite

multiplication



Ensemble, nous avons parlé des Gaulois et commencé la méthode d'écriture de Danièle Dumont (article détaillé à suivre).

Les beaux jours et le début du printemps nous ont permis de retourner passer beaucoup de temps dans le jardin, nous en profitons avec joie. Nos semis.... euh... on verra ce que ça donne ! 

vendredi 31 mars 2017

Circulez ! Il y en a à voir : les panneaux du code de la route

Dans la famille "citoyen en herbe", je demande... les panneaux du code de la route. 


Dialogue récurrent en voiture...
- Maman, qu'est-ce que ça veut dire ce panneau ?
- Lequel ma chérie ?
- Celui-là !!
- Décris-le moi, je ne comprends pas duquel tu parles...
- Alors... il y a du blanc, du rouge, du noir...
- Oui, c'est très souvent le cas ! De quelle forme est-il ?
- Euh... un triangle. Rouge avec le milieu blanc.
- Bon, et le dessin au milieu, qu'est-ce que c'est ?
- .... je ne sais plus, je ne le vois plus maintenant !!
Et là, c'est le drame.... ou plutôt, c'était le drame !


Car depuis que nous jouons régulièrement aux "familles" des panneaux, Amaryllis et Pervenche les reconnaissent bien. Quant à ceux qu'elles n'auraient pas mémorisé, leurs nouvelles connaissances et l'habitude qu'elles ont pris de prêter attention à ces panneaux leur permet de les décrire de façon plus efficace voire de les interpréter elles-mêmes.
"Il est triangle, c'est pour dire "attention". Il y a un dessin de la route qui se tortille, ça veut dire que ça tourne".
Sur une idée piochée ici, j'ai imprimé des petits livrets, qu'elles ont colorié de mémoire (c'est à dire que je n'avais pas fait de modèle, mais que, dans la rue, nous "rangions les panneaux dans notre tête pour les colorier à la maison" - excellent exercice de mémorisation avec mise en projet !). Bien sûr, ce n'est pas exhaustif, j'ai essayé de représenter les plus courants.

Puis j'en ai sélectionné 6 dans chaque famille et réalisé des cartes à jouer. Et voilà ! de bonnes parties en perspective. 

mardi 28 mars 2017

Le livre du mois #2 : Pythéas l'explorateur

Pour poursuivre notre voyage bibliophile... un récit d'explorateur antique : Pythéas l'explorateur, de Thibaud Guyon, édité par l'école des loisirs.


Un vrai living-book de géographie historique, dès 6 ans (Pervenche a écouté mais sans vraiment accrocher). 

 Pythéas, savant de Massalia (l'antique Marseille), a vu en rêve le mystérieux pays de Thulé, bien loin au Nord. Il convainc les chefs de la ville de financer son expédition sur la route de l'étain. Arrivera-t-il au but de son voyage ? Que va-t-il découvrir ?



Le texte est bien écrit, le vocabulaire est riche sans être trop compliqué, le récit est très vivant. La disposition du texte largement illustré se prête bien à la narration. Les images sont simples, plutôt réalistes et agréables.


A la fin, une carte avec des explications géographiques et historiques permet de compléter le récit.

mercredi 8 mars 2017

Le livre du mois #1 : Le prince de Venise

J'inaugure une nouvelle rubrique : le livre du mois, où je vous présenterai un coup de cœur déniché ici ou là.


Voici une petite pépite, un conte philosophique très joliment illustré en grand format : le Prince de Venise, par Jean-Côme Noguès et Anne Romby, publié aux éditions Milan Jeunesse




Une histoire ayant pour cadre la splendeur vénitienne avait toute les chances de retenir mon attention. Et cet enchantement est très bien rendu par les illustrations : costumes chatoyants, bals masqués et gondoles sont au rendez-vous. 

Un prince superbe, riche, beau et surtout.... admiré régnait sur Venise. Mais un jour, la rumeur court qu'un roi encore plus riche, plus puissant, allait venir. Le cœur du prince s'en attriste.


Mais plus grise, plus froide encore, était l'inquiétude du prince. Verrait-on paraître ce souverain inconnu, dont la magnificence risquait de surpasser la sienne ? 

S'ensuite une course poursuite à travers la nuit vénitienne .... où le prince finit par découvrir qu'il a recherché avec tant d'assiduité... la Vanité.

A partir de 6 ans. Pervenche a bien aimé l'histoire mais pas compris le côté philosophique !

Février

Si je devais retenir une seule chose de février... ce serait la difficulté de la reprise après une semaine de vacances !!

Chroniques d'un désastre ... parce que tout n'est pas toujours rose en IEF ;-)
Premier jour, je prévois une reprise en douceur. Rangement collectif de la salle d'activités (qui en avait bien besoin après les vacances), programme allégé prévu (1 heure seulement de travail). Pas facile mais fait.
Deuxième jour. Amaryllis, allongée par terre, clame "qu'elle ne veut pas travailler, ni avec vous, ni avec une maîtresse, ja-mais". Pervenche ne dit rien, mais est assise sur sa chaise, les sourcils froncés, l'air déterminé. Le programme est achevé, mais dans la crispation... Respirons un grand coup, ce sera mieux demain.
Jeudi, je rassemble mon courage, je rappelle les règles : "êtes-vous toujours d'accord pour faire l'école à la maison ? Oui ? Vous savez alors que vous devez faire les exercices que je vous demande..." assorti d'un petit discours sur l'importance de nourrir son cerveau.
Vendredi, je renonce ? je persévère ?.... accrochons-nous !
Je ne vous ferai pas le détail de la semaine suivante, ce n'était pas brillant.
Seul côté positif, chaque jour, j'ai réussi à finir le programme prévu... même si cela a nécessité de continuer le temps d'étude sur le moment de MA sieste (ce qui n'arrange pas ma disponibilité d'esprit pour le reste de la journée !).



Enfin bon, positivons, c'est comme le printemps, le sourire et la bonne volonté vont bien finir par revenir ! La journée d'hier (mardi) a été bonne, ouf !

Nous avons tout de même bien profité des vacances, avec plusieurs visites familiales très appréciées. Nous en avons profité pour participer à un très chouette atelier au Musée de la Compagnie des Indes. Toucher, goûter, voir, sentir, tous les sens étaient de la partie ! Epices, fruits, fève de cacao, tissus, nous étions en admiration.


"cette robe, c'est joli, mais pas très pratique..."

Sur le plan purement scolaire, il y a eu tout de même quelques avancées [dans les pleurs, les gémissements et les grincements de dents...].


Pervenche continue avec grand enthousiasme l'apprentissage de la lecture, elle avance bien dans les dictées muettes. Les tables d'addition (+1, +2, +3) sont presque mémorisées (il faudra que je vous en parle, moi aussi j'ai à me plaindre de Montessori pour cela !). 


Pour Amaryllis, la routine de février était : écriture de la date, copie+apprentissage de la poésie, 10 minutes de lecture, dictée (2 courtes phrases, avec les mots de la poésie + révision), 3 calculs mentaux (tables de soustraction) et 2 exercices de calculs, sur des fiches de l'école de crevette (excellent site ! où j'ai également pris les fiches de géométrie).

Elle avance à grand pas en grammaire (fonction COD très bien comprise), orthographe (pluriel des noms en s) et conjugaison (verbes être, avoir, aller, faire au présent).



Elle a écrit - seule - sa première vraie lettre !


Serpolet a fêté ses 1 an et demi, ne dit pas un mot mais devient habile en motricité fine (enfiler, gribouiller ;-) ) et générale (monte et descend les escaliers debout en se tenant à la rampe). Il m'aide beaucoup pour le ménage ...!
Il vide consciencieusement les placards, caisses (y compris à jeux de société et mes perles...), toujours avec le sourire !
Il montre une grande affection pour les animaux en tout genre et passe des heures dans l'escalier, regardant par une petite fenêtre à sa hauteur, dans l'espoir d'apercevoir un chat (aussitôt signalé par des cris de joie !). 



lundi 6 mars 2017

L'argent : comment bien l'utiliser ?

Voici une petite séquence qui introduit une nouvelle matière : l'instruction civique. 

Premier thème : l'argent ! qui sera abordé aussi avec l'histoire, la géographie et le calcul (je suis sûre qu'on gagne des points quand on coche plusieurs cases en même temps ;-) ...)



Au cours de cette séquence, je leur ai raconté une histoire pour les faire réfléchir sur le bon usage de l'argent, avec discussions à la clef : pourquoi l'argent (pour simplifier le troc) ? comment en gagne-t-on ? quelle finalité ? comment bien l'utiliser ? etc.
Maxime du jour : "L'argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître" ! 
ou encore "Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur."

Pour le côté culturel (histoire, géographie), nous avons regardé des pièces venant d'autres pays (collectées au hasard de mes "trouvailles"...) et des photos de pièces anciennes (découpées dans des catalogues de ventes aux enchères.. ça, je n'en ai pas en vrai !)

Pour le côté mathématiques (c'est ce qui nous a pris le plus de temps !), nous avons bien sûr travaillé avec du matériel concret : des billets et pièces factices (ce fut l'occasion d'apprendre un nouveau mot... les enfants m'accompagnaient dans ces achats, et je ne me voyais pas demander en magasin : "de la fausse monnaie, s'il vous plaît" ! Amaryllis m'a demandé après pourquoi j'avais demandé "les billets de la factrice" ... ;-) )
              J'ai eu du mal à trouver du matériel qui me plaisait ! je le voulais réaliste en motif et en taille.            Après tant d'hésitations, je ne sais plus d'où viennent les pièces ! j'ai achetés ces billets, en taille 125%.

Les premiers exercices ont été faits avec les pièces uniquement : explication du rapport entre les "euros" et les "centimes", calculs simples (adaptés à l'âge : Amaryllis et Pervenche travaillaient en même temps, chacune avec son tas d'argent). Je leur donnais une poignée de pièces, puis je demandais : "tu achètes un gâteau qui coûte 2,50€, peux-tu me donner l'argent ?", etc.
J'ai ensuite introduit les billets et repris les calculs.

Cela les a déjà bien amusées !
J'ai ensuite inventé un petit jeu de plateau, dénommé de façon extrêmement originale : "le jeu des courses". Sur des idées piochées ici ou là sur la blogosphère, il s'agit de faire ses courses en cochant toutes les cases de la liste.




Le principe est très simple.
Le plateau représente des "magasins" (nous avons choisi : marché, papeterie, mercerie, agence de voyage, boutique de vêtements).
Les "listes de courses" montrent tous les articles possibles. Elles sont glissées dans des pochettes plastifiées, ce qui permet de varier d'une partie sur l'autre les articles à acheter (un par catégorie) et le prix (ce qui me permet ainsi de jouer en même temps avec Amaryllis et Pervenche). Des petits papiers découpés et coloriés par les filles représentent les articles à acheter.
Le dé est lancé, le pion avance et l'achat se fait (s'il n'a pas été déjà fait) (en glissant le papier correspondant dans la pochette de la liste). Le gagnant est celui qui a terminé ses achats le premier.



En repassant par la "maison", on reçoit 50€. L'argent de départ est constitué par "un exemplaire de chaque" (billets de 5 à 50€, pièces). Si on tombe sur la case "restaurant", le prix va au milieu, récupéré par celui qui tombe sur la case "banque". 
L'argent disponible ou restant n'est pas du tout pris en compte.

L'intérêt (scolaire ;-) ) du jeu réside dans : la lecture du prix, donner ses billets/pièces et récupérer la monnaie à la banque.

Si vous souhaitez les éléments du jeu à imprimer, n'hésitez pas à me laisser un commentaire.