lundi 15 mai 2017

Le livre du mois#3 : Une année, mon bel imagier

Voici pour l'épisode #3 de la série "le livre du mois", une belle découverte pour les petits (testé et approuvé par Serpolet !)

Je vous présente donc :





par Sophie Adde


Un très beau livre cartonné avec de superbes illustrations naturalistes en peinture. 



Chaque saison est introduite par une double page, suivie de plusieurs fleurs, animaux, aliments qui lui sont liés.

J'aime : l'écriture cursive (cela aurait été parfait sans le déterminant !) et les couleurs harmonieuses. 

Les petits détails #zérodéchet : observez attentivement les supports des peintures !



Format 20x20, ni trop grand, ni trop petit.
Mon seul regret : il est lourd... et donc difficile à manipuler pour des petites mains. Peut-être aurait-il été judicieux de le séparer en quatre saisons ?

mercredi 10 mai 2017

Avril

En avril, ne perds pas le fil de tes idées... ou tu seras débordée 😂

Voici - avec un peu de retard - notre bilan d'avril.

Le plus important, les cinq ans de Pervenche !



Serpolet se passionne pour la pâte à modeler : couper des boudins, découper des formes, malaxer, ... cela l'occupe de longues heures. Vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'il ne parle toujours pas, mais se fait très bien comprendre. Son poste d'observation du jardin est cette petite fenêtre dans l'escalier : il guette les chats !




Pervenche lit de mieux en mieux, à sa grande joie. Nous lisons ensemble des petits livres, je complète les mots qu'elle ne sait pas encore déchiffrer. Elle est motivée de voir qu'elle sait lire "des vrais livres". Elle arrive à la fin des dictées muettes (telles que je les utilise, pas les 50 dictées Lubienska). Prochaine étape, les phonèmes avec les pochettes bleues. 
En calcul, le serpent positif avec change est acquis (il faudrait que je révise le serpent négatif), elle s'est pris de passion pour le tableau de cent (travail de longue haleine, à raison de cinq ou six pièces ajoutées chaque jour). 
L'apprentissage de l'heure est en très bonne voie !



Amaryllis lit désormais avec plaisir, si ce n'est fréquemment (puisque Pervenche ne lit pas encore couramment, elle est plus tentée d'aller jouer aux légos ou dans le jardin avec sa soeur que de prendre son livre... sauf au moment de mettre le couvert ou d'aller se coucher, bizarrement 😏). 
La nouveauté du mois a été l'introduction du dictionnaire (1 mot à chercher par jour) : grand succès ! 
Je lui propose également des jeux de logique tirés de la méthode Lyons, cela lui plaît beaucoup.




Nous avons tous retrouvé avec grand plaisir les longues heures passées dans le jardin, nos semis sont en bonne voie (youpi, DEUX plants de  courgettes ont poussé ! mais je vais me résigner à acheter des plants de tomates cerises, les nôtres sont encore minuscules et risqueraient de fructifier en plein mois de novembre, à ce rythme). Les framboises promettent une récolte généreuse et sont attendues avec impatience !

mardi 9 mai 2017

IEF : contrat et organisation quotidienne

Je conçois l'IEF comme un contrat entre l'enfant et ses parents. Car, si le mode d'instruction est décidé, en dernier recours, par les parents, il me semble difficile de continuer l'IEF avec un enfant qui n'est pas un minimum coopératif...
Cela concerne bien sûr un enfant en âge de comprendre cet engagement et la nécessité de s'instruire, donc vers 4 ou 5 ans.

Donc pour que tout cela se passe bien chez nous, voici la discussion que nous avons eu avec Amaryllis, avec écriture commune d'un contrat, sur le mode de la "résolution de problèmes" inspirée de Jane Nelsen (merci Gwen pour la suggestion !). 

Premier principe philosophique : TOUS les enfants s'instruisent.

Dès le début de la discussion, Amaryllis a remis en cause ce principe... : Non, moi je ne veux pas travailler !!
Ça commençait bien ! Grande respiration et ...

"Que penserais-tu d'une maman ou d'un papa qui ne sait pas lire ? Elle ne pourrait pas raconter d'histoires à ses enfants, ou lire les panneaux pour savoir ou aller sur la route- ... qui ne sait pas compter ? on ne pourrait pas acheter la nourriture au marché"
Et si moi, maman, je ne faisais pas mon travail, qu'est-ce qui se passerait ?
On n'aurait rien à manger, pas d'habits propres, ...Et si papa n'allait pas travailler ?
On n'aurait pas d'argent pour acheter à manger, aller au cours de danse, ...
Si tu arrêtais de manger ?
... je vais mourir de faim.Eh bien, quand tu refuses d'apprendre, c'est ton cerveau qui meurt de faim. C'est essentiel pour grandir. 
Donc tout le monde travaille. Le travail des enfants, c'est de s'instruire pour pouvoir être un bon adulte plus tard.
Et la responsabilité des parents, c'est de veiller à ce que leurs enfants apprennent ce qui est important.


Deuxième étape : le choix de l'IEF.
Amaryllis et Pervenche ont, à ce stade, émis le souhait de continuer l'IEF (ça tombait bien 😁...). 
Amaryllis a commencé par dire qu'elle voulait aller à l'école, mais après discussion, elle s'est avérée qu'elle aimerait voir ses amies plus souvent... donc résolution prise de les inviter régulièrement. 
Dans l'IEF tel que nous le concevons, il y a une partie de formel, d'apprentissages dirigés et décidés par l'adulte (moi !).
Donc : "Amaryllis choisit de travailler avec Maman. Maman sait les choses importantes à apprendre".

Ca, ce sont les devoirs de l'enfant.
Ses droits, mes devoirs en tant que parent instructeur, c'est de leur assurer une instruction compatible avec leur mode de fonctionnement, leurs difficultés, ce qui leur attire, ... De les instruire de façon entièrement personnalisée (et souple, aussi souvent revue que nécessaire). 

Troisième étape : et concrètement ?

Le reste de la discussion était plutôt sur le mode pratique, horaire et organisation du travail.

Voici quelques questions que je lui ai posées :
  • Comment faire pour que le temps d'instruction se passe bien ? 
  • Qu'est-ce qui est important pour toi ?
  • Comment puis-je t'aider à te remettre au travail quand je sens la dissipation arriver ?
  • De quoi as-tu besoin pour être bien installée ? 
Et tant que nous y étions, toute l'organisation de la journée y est passée !



Alors, efficace ?

Le premier jour, Amaryllis a recommencé sa crise : 
"je ne veux pas travailler.
- Mais siiiiiii regarde, on en a parlé, voici ce que nous avions convenu.
- Non. Non !!
.... alors là, je me suis énervée, j'ai pris le contrat, j'ai déchiré et tout mis à la poubelle : "bon, puisque ça ne sert à rien, je jette le papier". 
Amaryllis en a été tellement surprise qu'elle a cessé ses revendications... (et j'ai du ré-écrire le contrat, mot par mot 😆)


Les contrats sont affichés au-dessus de leurs bureaux. Ils ont été lus et relus les premières semaines, un peu moins maintenant (nous nous y référons de temps en temps, Amaryllis ayant l'art de chercher la faille... "Non, je mets mes affaires dans la machine si vous me le demandez ! Regarde-bien, c'est écrit "si A oublie, Maman lui demande de le faire" 👿 )




Les contrats voisinent avec le "contrat IEF quotidien" : la liste des activités à accomplir chaque jour.

Au début de l'année (septembre), Amaryllis pouvait choisir librement l'ordre des étiquettes, après la lecture. 
Petit à petit, la routine quotidienne s'est enrichie (je rajoute une activité par mois... belle progression !!


A ce stade (jusqu'en mars), Amaryllis pouvait choisir entièrement l'ordre des activités, étant entendu que tout devait être terminé à 15h et que la poésie était après la dictée (puisque la dictée lui fait réciter les mots de la poésie appris la veille...) 

En avril, suite à divers conseils et réflexions, nous avons introduit des courtes pauses (10 minutes toutes les demi-heures travaillées). Tout devait être fini à 15h30.... étant entendu que le matin, je suis avec elles dans la salle d'activités, mais que l'après-midi, elles doivent être autonomes (je range la cuisine, prépare le dîner, etc). 

Premier écueil : 
Amaryllis avait tendance à repousser ce qui lui pèse ... voir à commencer par les 3 pauses enchaînées 😅 ... ! Et je me retrouvais souvent avec le travail dirigé à lui faire faire l'après-midi, ce qui m'agaçait un peu...
Il me fallait également caser le temps de travail avec Pervenche.

Voici donc ce à quoi nous avons abouti : 
(étiquette = travail dirigé ; travail minuté = en autonomie)


Amaryllis

Pervenche (étagères marrons = sensoriel Montessori !)
le "calcul" varie : en ce moment, elle doit faire dans la semaine :
le tableau de cent, les chaînes courtes, une addition et une soustraction dans le cahier, le serpent de l'addition
Les fiches des filles sont glissées dans des pochettes plastiques, pour pouvoir être cochées à fur et à mesure. 

J'ai l'impression de revoir l'organisation chaque mois... vais-je arriver à quelque chose de stable ?!
Pour l'instant, j'ai abandonné la narration du matin, nous (elles) n'arrivons pas à commencer suffisamment tôt... 

Objectifs du mois : la réintroduire, et faire également des activités "éveil des sens" (relaxation, jeu de Kim, jeu du goût, etc)

vendredi 28 avril 2017

Pour une éducation chrétienne : le bien et le mal

Réflexion critique au sujet de "l'éducation bienveillante", 
à la lumière de ma vision de l'éducation chrétienne


Après avoir discuté de la question du bonheur, voici maintenant celle de la morale, de l'apprentissage du discernement du Bien et du Mal... et du péché.

Attention, je veux simplement ici partager cette réflexion avec vous... et certainement pas me citer en exemple parfait :-)

Péché, mot peu à la mode, mais qui ne peut être absent d'une éducation chrétienne, non pas pour faire peur ou pour accabler les enfants (et les adultes...) mais pour une liberté vraie.


Il s'agit bien là de condamner les actes et pas les personnes (il n'y a pas de mauvaises personnes, mais il y a des actes mauvais).

On parle souvent de l'âge de raison, on dit parfois que l'enfant avant 6 ou 7 ans n'a pas conscience du Bien et du Mal. Mais sans attendre que l'enfant en ait pleinement conscience, il n'est pas nécessaire d'attendre aussi tard pour parler de cela. Dès 3 ou 4 ans, selon la maturité de chacun, un enfant peut commencer à comprendre, à son niveau, qu'il s'est laissé entraîner... et donc se confesser (les bonnes habitudes se prennent tôt).


1) Un petit enfant peut-il pécher, être attiré par le mal ? 

L'ENV semble dire qu'un enfant écouté, materné, choyé, aimé, sera forcément bon, heureux, épanoui, ... sauf que non, son âme, son cœur, son corps aussi, sont blessés, parce ce que l'on appelle le péché originel.

Un peu de doctrine : qu'est-ce que le péché originel ?
(387) La réalité du péché, et plus particulièrement du péché des origines, ne s’éclaire qu’à la lumière de la Révélation divine. Sans la connaissance qu’elle nous donne de Dieu on ne peut clairement reconnaître le péché, et on est tenté de l’expliquer uniquement comme un défaut de croissance, comme une faiblesse psychologique, une erreur, la conséquence nécessaire d’une structure sociale inadéquate, etc. C’est seulement dans la connaissance du dessein de Dieu sur l’homme que l’on comprend que le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent l’aimer et s’aimer mutuellement.
(c'est moi qui souligne)
Ça vous rappelle quelque chose ? 😄 Un enfant qui agit mal n'est pas seulement un enfant mal écouté / qui cherche à attirer l'attention / ... mais c'est un enfant dont l'âme est blessée, dès la conception, et donc tentée par le mal.

Alors bien sûr, il est illusoire (et faux !) de vouloir séparer le spirituel de l'humain, car le péché prend racine dans nos faiblesses... Mais la faiblesse n'explique pas tout. Le tentateur vient nous séduire par là où nous sommes faibles, mais nous sommes libres de résister, avec la grâce divine.

Dans la littérature "ENV", on lit beaucoup, beaucoup, beaucoup... autour de l'immaturité affective, psychologique, etc des enfants, qui entraînent ces difficultés de comportement, mais jamais (enfin, je n'ai jamais lu cela... indiquez moi si je me trompe !) de nommer le Bien et le Mal.
Un enfant qui se met en colère, c'est un enfant qui n'arrive pas bien à exprimer ce qu'il ressent, mais il est essentiel de dire aussi que c'est mal.

Cela dit, il me semble illusoire et même néfaste d'indiquer à un enfant ses défauts et à l'inciter à les corriger sans essayer d'apaiser en parallèle les blessures et faiblesses psychologiques qui peuvent être des failles par lesquelles ils sont tentés.
C'est là où la discipline positive peut avoir un regard intéressant, pour éclairer la psychologie de l'enfant, donner des conseils de communication efficace, faire en sorte de "parler le langage d'amour" de son enfant, ...




2) Qu'est-ce qui est le Bien ?
(396) Dieu a créé l’homme à son image et l’a constitué dans son amitié. Créature spirituelle, l’homme ne peut vivre cette amitié que sur le mode de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprime la défense faite à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, " car du jour où tu en mangeras, tu mourras " (Gn 2, 17). " L’arbre de la connaissance du bien et du mal " (Gn 2, 17) évoque symboliquement la limite infranchissable que l’homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L’homme dépend du Créateur, il est soumis aux lois de la création et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté.
La faute originelle d'Adam et Eve, c'est d'avoir voulu vivre sans l'Amour divin, de s'être donné à eux-même leur propre loi, sans obéir à son commandement d'amour (c'est le sens de l'arbre de la connaissance du bien et du mal).
Quand on se reconnaît créature, qu'on reconnaît Dieu comme la source de la Vie, on comprend que la liberté n'est pas de pouvoir choisir tout ce que l'on veut, mais de choisir le Bien (si je choisis de manger toute la plaquette de chocolat [de rouler trop vite sur la route, de ...], je n'exerce pas ma liberté, je suis esclave de mes passions).
On dit souvent que "ma liberté s'arrête là où celle des autres commence", c'est vrai, mais c'est partiel. 

Cela entraîne un devoir chrétien d'éducation de la conscience et de la formation du jugement. Par moi-même, je ne peux pas percevoir complètement où sont le Bien et le Mal, c'est Dieu (par l'Eglise) qui m'indique la loi. La bonne intention n'est pas garante d'un acte véritablement Bon. Le relativisme nous guette à tous les tournants de la vie.

Donc ce n'est pas parce que l'enfant "voulait bien faire" qu'il ne faudrait rien corriger de son acte (cf les élucubrations récentes au sujet de l'enseignement nouveau de la grammaire... "Il faud" est justifiable parce qu'on dit "il faudrait").

On parle donc du péché, non pas pour faire peur mais pour faire comprendre qu'une action mauvaise l'est par essence et pas (seulement) parce que l'autre se sent mal après (voler un riche, c'est mal ! ) (même s'il est bien sûr important de montrer les conséquences négatives d'un acte mauvais ! mais même si elles sont cachées ou néfastes à long terme, elles sont toujours présentes).

Conclusion

Oui, c'est vrai, les enfants sont encore en tout début de construction et il ne s'agit pas de les faire culpabiliser, des les accabler de reproches, mais de montrer la faute... et qu'elle peut être effacée par le pardon demandé et reçu.



Une fois le calme revenu, par exemple lors de la prière du soir, on peut proposer à l'enfant de faire un bref examen de conscience : qu'ai-je fait de mal ? ai-je toujours fait le bien que j'aurais pu faire (péché par omission) ? tout en gardant une juste mesure, selon l'âge et la maturité de l'enfant.

Et il est essentiel que l'enfant expérimente la joie du pardon demandé et reçu, envers les autres et envers Dieu.
(petite parabole : quand je fais un péché, je coupe la corde qui me relie à Dieu.  Quand je me confesse et que je suis pardonné, Dieu fait un nœud à la corde : le lien est rétabli... et je suis plus proche de Dieu).

"Heureuse faute qui nous valût un tel Rédempteur" !



Je vous renvoie à l'article complet du Catéchisme de l'Eglise Catholique pour en savoir plus.

jeudi 20 avril 2017

La question du bonheur

Réflexion critique au sujet de "l'éducation bienveillante", 
à la lumière de ma vision de l'éducation chrétienne.



Pour compléter mon article d'hier, suite à vos commentaires toujours enrichissants, voici quelques précisions :

J'écrivais "Au final, le but proposé par l'ENV n'est pas juste : nous éduquons nos enfants pour Dieu, pas seulement pour leur épanouissement humain. Pour des parents chrétiens, le but de l'éducation n'est pas d'être épanoui mais d'être saint. "

Je voudrais donc réfléchir avec vous sur la question du bonheur.

Par cela, je ne veux pas dire qu'il faut ignorer ou nier la souffrance (physique, psychologique), ou ne pas tout faire pour améliorer la situation, 
mais plutôt que "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît." (Matthieu 6 33).

Bien sûr, Dieu nous a créé pour être heureux (et pas seulement au Paradis, mais déjà sur terre).
Dieu nous veut saint, car la sainteté, c'est le Bonheur suprême, celui vers qui toute notre vie doit tendre.

Même si le point de vue séculier distingue bien le plaisir (immédiat, pas forcément bon pour moi) et le bonheur, si beaucoup de vertus sont d'abord humaines avant d'être chrétiennes (la maîtrise de soi, par exemple, cf les philosophes grecs stoïciens ou épicuriens), il me semble que le bonheur (humain) accompagne toujours le bonheur-sainteté... ou plutôt devrait l'accompagner, si le péché originel n'avait pas tout embrouillé.

Et le chemin de sainteté passe, parfois et chacun selon notre appel, par un renoncement à un bonheur humain. Savoir supporter une petite contrariété (ou une grande !!) en silence, sans rien dire ; savoir se priver volontairement du superflu... ou (de façon mesurée) du nécessaire, tout cela me semble absent de l'ENV. 
(tout cela, de façon adaptée à l'âge et à la maturité des enfants ; mais il n'y a pas du tout besoin d'attendre l'âge adulte ou adolescent !)
Par exemple, si je me prive d'un morceau de chocolat, à l'intention de telle personne qui souffre, cela n'augmentera en rien mon bonheur humain (ou si, un peu, par la maîtrise de soi). Mais ce sera un pas vers Dieu (si c'est fait avec justesse).
Si je cherche à être saint, je connaîtrais forcément le bonheur (même sur la terre), tandis que si je cherche à être épanoui / heureux humainement, ... je ne serais pas forcément saint et donc pas pleinement heureux.

L'ENV nous invite à nous questionner : "suis-je capable de donner plus pour autrui ?"
Mais chercher la sainteté nous amène à nous demander : "Comment puis-je faire pour être en mesure de donner plus ?".

Pour en revenir à l'éducation bienveillante, il me semble qu'elle cherche avant tout un "bien vivre ensemble", un épanouissement personnel, qui ne sont absolument pas à rejeter, mais qui, selon moi, ne devraient pas être le but direct de notre éducation.